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Rwanda~Un suspect de génocide au Rwanda en France nie les allégations, selon un avocat

Source voanews.com



Aloys Ntiwiragabo

PARIS - L’avocat d’un présumé ancien chef espion Rwandais vivant en France affirme que son client nie les allégations selon lesquelles il aurait été impliqué dans le génocide Rrwandais de 1994. Aloys Ntiwiragabo fait actuellement l'objet d'une enquête de la part des procureurs français.

Dans une interview accordée à VOA, l'avocat Benjamin Chouai a déclaré que son client Aloys Ntiwiragabo vivait en France depuis des années.

L'un des deux avocats défendant Ntiwiragabo, Chouai a déclaré que les autorités françaises étaient parfaitement au courant de l'endroit où se trouvait son client, depuis que Ntiwiragabo a demandé le statut juridique ici.

Les autorités judiciaires françaises ont déclaré samedi avoir ouvert une enquête sur les crimes contre l'humanité visant Ntiwiragabo.

Cette décision faisait suite à un reportage du site d'information d'investigation Mediapart, qui avait retracé l'ancien chef du renseignement et sa femme dans une banlieue d'Orléans, à environ 110 kilomètres au sud de Paris.

L'ancien Tribunal pénal international pour le Rwanda, ou TPIR, a autrefois identifié Ntiwiragabo comme l'un des architectes du génocide Rwandais qui a tué environ 800 000 personnes.

Mais, l'agence de presse AFP rapporte que le TPIR, désormais remplacé par un autre mécanisme, avait depuis longtemps abandonné un mandat d'arrêt contre Ntiwiragabo, tout comme les autorités françaises et Rwandaises.

Les rapports suggèrent que les enquêteurs semblent avoir perdu sa trace il y a des années.

L'avocat Chouai a déclaré que son client ne se cachait pas.

Il a déclaré que Ntiwiragabo n’avait jamais caché sa véritable identité en France et qu’il était désormais disponible pour répondre aux questions des enquêteurs. Son client conteste fermement le rapport Mediapart, dit Chouai, et insiste sur le fait qu'il n'a joué aucun rôle dans le génocide.

Radio France International rapporte que Ntiwiragabo est resté dans l’armée Rwandaise pendant le génocide, mais s’est au moins initialement opposé à un organisateur clé des meurtres.

Ntiwiragabo est également l'auteur d'un livre de 2018 offrant sa version du conflit plus large des Grands Lacs des années 1990, par l'intermédiaire de la maison d'édition française Editions Scribe.

L'enquête française sur ses actions fait suite à l'arrestation en mai en France d'un autre grand suspect de génocide. Félicien Kabuga a été accusé d'avoir financé le génocide. L'homme de 84 ans se cachait depuis des années à l'extérieur de Paris et fait maintenant appel de son transfert à Arusha, en Tanzanie, pour qu'il soit jugé.

Alain Gauthier, qui dirige un groupe de rescapés du génocide français, estime que plusieurs dizaines d’autres suspects sont toujours en fuite en France. Il dénonce la lenteur du système judiciaire français.

Parmi les autres suspects présumés figurent Agathe Habyarimana, veuve de l'ancien président Rwandais, dont la mort a contribué à déclencher le génocide. Elle habite en dehors de Paris.

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