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COVID 19~QUEL IMPACT SUR LE SLAM IVOIRIEN


Le monde culturel en Côte d'Ivoire,comme bien d'autres secteurs d'activité a été frappé de plein fouet par la pandémie mondiale.Les acteurs culturels sont confrontés à d’énormes difficultés liées à la fermeture des salles de spectacle et l'interdiction de rassemblement de plus de 200 personnes.Malgré l’allègement des mesures restrictives le secteur semble à l'arrêt.Le slam ivoirien n’échappe pas à cette réalité.Nous avons rencontré l'une des figures de proue du slam en terre d'Eburnie,Nin'wlou Ariel,artiste slameur et président de "l’école des poètes" nous parle sans détours dans cet entretien.


Kwaanews : Bonjour Monsieur pourriez-vous vous présentez à nos lecteurs ?


Je suis Nin'wlou Ariel Ménélik Lao, écrivain-poète-slameur par ailleurs Président de l'École des Poètes de Côte d'Ivoire.


Kwaanews : Comment vivez- vous cette crise sanitaire ? Avez-vous peur ?


Avec cette crise qui secoue le monde on a beaucoup plus de peine que de peur, on est prudent pour nous mais surtout pour les autres. On parle de pandémie, c'est dire que la crise est mondiale. Elle emporte changement d'habitudes et d'attitudes et bouleverse beaucoup de choses. Nous n'avons pas peur et espérons en une fin très prochaine de tout ça.



Kwaanews : Pouvez-vous nous expliquez comment cette situation affecte le monde culturel ?


Le monde culturel vit de foules or on sait que le COVID19 aussi en raffole. Dès les premières grandes mesures, le secteur de la culture s'est vu paralysé avec des reports et des annulations en cascade. C'est dire l'impact que ça a notamment avec la suite des mesures. Tous les espaces culturels sont fermés, interdiction de tout événement culturel, etc. Nous sommes bloqués et c'est tout un secteur à l'arrêt.


Kwaanews : Quel commentaire faites-vous des mesures prises par le gouvernement et leurs applications sur le terrain


Je pense actuellement à tous ces secteurs dont l'activité est ralentie par ces mesures, toutes ces personnes qui n'arrivent pas à subvenir à leurs besoins à cause de cette pandémie et des mesures de lutte. Je salue les efforts des dirigeants mais beaucoup reste à faire, notamment en terme d'accompagnement.


Kwaanews : Quel sont les événements d’envergures que la crise sanitaire à touché et le slam en particulier ?


Cette période est une période bouillonnante pour le secteur des arts et de la culture. En ce qui concerne l'École des Poètes directement, nous pouvons citer la célébration de la journée mondiale de la poésie initialement prévu le 21 Mars qu'on a dû reporter, le festival international de slam Babi Slam et d'innombrables sollicitations nationales et internationales


Kwaanews : Quels sont les mesures prises pour accompagner les acteurs du secteur ? Sont elles suffisantes ?


Le secteur culturel est malheureusement le grand oublié de cette crise pendant laquelle il est l'un des plus touchés. Aucun plan d'urgence, aucune mesure particulière d'accompagnement. C'est à déplorer.

Avec le Collectif des Acteurs Culturels Ivoiriens Contre la COVID-19 (CACIC-19) nous avons œuvré et œuvrons à réparer cette incohérence.


Kwaanews : Existe-t-il une solidarité et une collaboration entre les acteurs de votre secteur d'activité ?

Indubitablement les initiatives se multiplient, les actions s'organisent pour inciter les gouvernants à se pencher sur ce problème. Avec des acteurs d'autres disciplines des arts et de la culture, nous appartenons au CACIC-19 qui est le Collectif des Acteurs Culturels Ivoiriens contre le COVID-19. Avec ce collectif nous travaillons à apporter une réponse de notre secteur à cette pandémie en facilitant le quotidien des populations contraintes à changer d'habitudes mais aussi nous permettre de penser ensemble les solutions pour faire vivre le secteur en ces temps inhabituels.


Kwaanews : Quel sera selon vous le coût financier pour le monde de la culture?


La seule chose que je puis dire avec certitude, c'est que c'est d'un coût considérablement élevé. Combien ? Je ne sais pas.


Kwaanews : une crise qui intervient après des mois de dispute autour du Burida et le départ du ministre

Maurice Bandama nommé Ambassadeur en France. Quel commentaire pouvez-vous faire ?


Le problème du BURIDA a connu enfin une issue, c'est clair qu'elle ne fait l'unanimité mais elle permet aussi d'aplanir des années de tension. Souhaitons bon vent à M Maurice Bandaman pour ses nouvelles fonctions.

Que Dieu guérisse et bénisse la Côte d'Ivoire.


Propos recueillis et transcris par téléphone


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